À propos de Lydie Moutoumalaya

Lydie Moutoumalaya – Violoniste, Spécialiste en stimulation cognitive par la musique et l’art visuel, Créatrice du Violon Neuronal

Lydie Moutoumalaya
Lydie Moutoumalaya

Mon parcours artistique

Le Violon
Aah le violon! Mon partenaire artistique depuis l’âge de 7 ans. J’ai débuté à l’âge de 6 ans mon parcours musical au piano. Mais à l’âge de 7 ans alors que j’assistais à mon premier concert d’un orchestre à cordes, j’ai déclaré à ma mère: « Maman, je veux faire du violon ». À la rentrée suivante au conservatoire, j’ai tenu mon premier petit violon jusqu’à obtenir mon diplôme de fin d’étude (le DFE) au conservatoire Guy Dinoird à Fontenay Sous-Bois. Par la suite je n’ai pas cessé de jouer au violon, chaque semaine, chaque jour, pour mon entrainement personnel mais surtout en partageant ma musique dans l’évènementiel: mariages, enterrements, baptêmes, les fêtes et cocktails ou dans des orchestres. Ma carrière de violoniste s’est progressivement transformée et s’est renforcée jusqu’à aujourd’hui avec un pivot important en 2021 lorsque j’ai quitté mon CDI pour vivre à 100% de mes passions. Je vous en dis plus à la rubrique « La naissance du Violon qui Peint ».

La Peinture

Portrait de famille

Aah le dessin! J’ai baigné dans le dessin et la peinture assez tôt dans mon adolescence. Je reproduisais les premières de couverture des livres de Barbara Cartland que je lisais. Puis les timbres de ma collection sont également passés sous mes crayons. Je les reproduisais en grand en format A3!

S’en ai suivi les portraits des photos de profils de mes amis et connaissances sur les réseaux sociaux. J’ai découvert ma capacité à reproduire un portrait de façon photo réaliste par hasard. En utilisant les crayons de HB à 9B, les fusains et crayons sépia.

Ma soif de dessiner s’est progressivement transformée en envie de peindre avec des pigments plus « chargés » que les crayons de couleur. Alors ayant visionné quelques tutoriels de peinture aux pastels secs, je me suis confectionnées une réserve non négligeable de pastels secs (et d’autres matériels). Les pastels Schmincke sont devenus ma marque de prédilection à cause de leur texture souple, douce et crémeuse, agréable à estomper et à mélanger.

Ma frénésie pour la peinture et le dessin n’a pas cessé de croître et j’ai fais plusieurs expositions de mes tableaux et portraits. Les animaux, les paysages, mes photos de vacances comme le tableau « Couché de soleil de Vendée ».

Composition musicale
Un jour que j’interprétais des musiques au violon dans mon église, je me suis prise à rêver de composer ma propre musique. Alors je me suis documentée sur la composition musicale, et j’ai composé ce qui deviendra « Animé par la foi ». J’ai voulu raconter l’histoire de la victoire atteinte grâce à la persévérance, à la résilience après l’épreuve et le combat. J’ai donc composé une musique avec des phrasés et des tonalités spécifiques qui relatent chaque étape de ce cheminement. Pour accompagner l’histoire racontée, j’ai aussi tourné un clip vidéo dont chaque scène et environnement accompagnent les émotions et les étapes de la mélodie. Le point culminant de ma composition se passe à la fin de la vidéo où je dévoile la toile terminée qui a été commencé au début du clip vidéo et qui apparait aussi vers le milieu du clip. Un tableau qui complète et guide la compréhension de la musique.
Pourquoi je vous raconte cela? Parce que combiner la musique, l’image et la peinture ont semblé une évidence pour moi. Cette composition musicale imagée a marqué le tournant dans mon approche artistique. Je ne pouvais dissocier mes arts, je sentais le besoin toujours les combiner.

La naissance du Projet

Origine du projet
Pendant près de 2 ans, j’ai travaillé à l’IM2A. L’Institut de la Mémoire et de la maladie d’Alzheimer dans le service du Prof Dubois, à l’époque. De formation scientifique, commerciale, et administrative, j’y ai postulé en tant qu’assistante chef de projet et je baignais dans l’univers fascinant du cerveau, avec des cerveaux! Les neurologues et neuropsychologues. J’aidais à l’inclusion des patients dans les études cliniques, je participais au déploiement d’un outil pouvant aider à desceller précocement la maladie d’Alzheimer. J’étais aussi intriguée et attristée à l’étude des dossiers des patients. Lorsque je voyais leur anamnèse, leur parcours de vie et qu’à présent ils entraient dans le monde terrifiant de la maladie d’Alzheimer, j’avais toujours cette même question : Pourquoi ? Que leur est-il arrivé ? Comment cette maladie peut-elle se déclencher ? J’avais à disposition les neurologues qui pouvaient répondre à mes questions. Je me suis encore une fois documentée à l’aide de livres et de séminaires sur le sujet. Mon seul but était de comprendre cette maladie et le fonctionnement du cerveau humain.

Parallèlement à cela, j’étais animatrice bénévole pour un programme de 8 semaines portant sur le traitement de la dépression et de l’anxiété. C’était un programme hollistique avec de la médecine « mode de vie » où les participants devaient suivre des modules et mettre en pratique des thématiques comme : la TCC (Thérapie Cognitive Comportementale), la bonne alimentation pour le cerveau, l’activité sportive et aussi la musicothérapie! Cela a été une belle découverte pour moi et cela a totalement orienté mon activité professionnelle. En effet, étant violoniste, parmi toutes les animatrices, j’ai été désigné naturellement comme étant la responsable des ateliers de musicothérapie. Bien sûre, nous avions toutes suivi en amont la formation pour gérer et mener à bien le programme complet auprès des participants. Et lorsque la musicothérapie avait été abordé, j’avais senti le déclic que c’est ce que je voudrais faire : être musicothérapeute auprès des personnes fragiles. D’ailleurs, ma voisine assise à côté de moi, m’a donné de légers coups de coude avec un regard éloquent qui voulais dire : « c’est ton truc ça! »?.
Le Prof. Nedley lui même nous avait formé au programme complet et pour l’occasion on m’avait demandé de jouer 2 morceaux de violon pendant les pauses. Et sans le savoir, j’avais joué 2 morceaux de violon qui figuraient dans le programme de musicothérapie! C’était un signe pour moi. J’étais certaine de la voie à suivre. Il y a des évidences dans la vie, des boulevards ouverts. Il faut juste les suivre.

J’ai toujours eu une vie bien chargé en activités. Alors dans la même période, j’intervenais de temps en temps en tant que bénévole dans les maisons de retraites avec ma communauté. On allait visité les personnes âgées. Certains constituaient une chorale et chantaient des chansons, moi je leur jouais des morceaux de violon. Ce que nous faisions plaisait beaucoup aux résidents.

Chose étrange, une connaissance m’a appelé un jour me disant qu’il était animateur dans une maison de retraite et qu’il voudrait que je vienne donner une animation musicale pour ses résidents.
Parfois les évènements s’enchainent tellement bien qu’on se sent complètement en phase et assurer de se que l’on fait.
J’ai bien évidemment accepté de venir faire cette animation musicale. Les résidents et le personnels ont beaucoup apprécié et l’on m’a demandé de revenir à nouveau, et ainsi de suite. Il me fallait un nom pour mon activité d’animation. Alors j’ai combiné mes deux passions, le violon et la peinture et j’ai trouvé mon nom : « Le Violon Qui Peint ».
L’animateur m’a dit alors : « tu fais tellement de bien aux résidents, tu leurs donne le sourire, tu les éveilles et les égaye et ton approche artistique plait beaucoup ». Effectivement, je ne faisais pas que jouer au violon, je ramenais mes propres tableaux et mes visuels. Je m’en servais pour raconter des anecdotes sur les morceaux que j’allais interpréter ou pour leur faire deviner ce que j’allais jouer. Je passais près de chacun, les interrogeant en suscitant leur intérêt et sollicitant leur mémoire par des quizz. L’animateur m’a dit alors : « Lydie, tu es vraiment une musicothérapeute!, tu as ça dans le sang! ».
Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Alors je me suis réellement formée à la musicothérapie et début 2021, j’ai décidé de rompre mon contrat CDI à l’IM2A et de me lancer dans la création de mon activité professionnelle.

Interventions depuis 2021
Depuis 2021, j’évolue en tant que violoniste et intervenante en stimulation cognitive par la musique et l’art visuel auprès des seniors. Mon « public » cible était déjà tout trouvé. C’est ma cible de coeur. J’aime la compagnie des seniors. Au début je ne faisais que des animations musicales et artistiques. Puis j’ai créé un atelier de musicothérapie sortant de l’ordinaire je dois dire: j’ai acheté 5 violons et mis en place un atelier où les résidents pourraient essayer les violons, mais aussi des cloches musicales et des percussions légères. J’ai cherché une maison de retraite qui serait intéressée par mon approche.
Je n’ai pas cherché longtemps.

En septembre 2022, j’ai démarré en tant que musicothérapeute avec mon atelier violons+cloches musicales+percussions légères. Et jusqu’à aujourd’hui je travaille toujours dans cette maison de retraite. L’animatrice m’avais dit au début: « Ah enfin un vrai atelier de musicothérapie où les résidents touchent et utilisent eux-même des instruments de musique! Car d’habitude, ils viennent juste leur jouer de la musique ou chanter et ils disent que c’est de la musicothérapie. Ton atelier est de la vrai musicothérapie et il est tellement original! « . J’étais ravie et flattée de tant de compliments. Je me disais que les musicothérapeutes d’avant devaient utiliser la musicothérapie réceptive qui est une méthode officielle mais pas la musicothérapie active. Dans ma conception la musicothérapie active (dans laquelle on fait utiliser des instruments de musique aux participants) est la meilleure méthode pour stimuler nos seniors de façon efficace. Alors au vu de la réussite obtenue dans cette maison de retraite, j’ai téléporté mon activité dans d’autres maisons de retraites, Ehpad, résidences autonomies, résidences services seniors. Et je suis humblement contente du succès que remporte mon atelier dans chacun de ces établissements.

Peindre et dessiner étant aussi mes passions, j’ai proposé un atelier d’art-thérapie pour réveiller les souvenirs et faire travailler la mémoire, donner aux résidents l’opportunité d’exprimer leurs émotions du moment en couleur et de se rencontrer et discuter entre eux autour de leurs oeuvres. Puis j’ai monté un atelier où la musique est au centre de la séance d’art-thérapie. Où on se sert de la musique pour en dessiner ce qu’elle nous évoque.

Est venu l’opportunité pour moi de proposer une conférence. En effet, pour varier ma série d’atelier de musicothérapie dans une résidence seniors, j’ai proposé à une animatrice une conférence sur les ponts entre la musique et l’art pictural que j’ai appelé : Chromaphonia. S’en est suivi d’autres conférences que j’ai préparé toujours autour de l’art et de la musique.

Pourquoi j’ai créé Le Violon Neuronal

D’où vient Le nom Le Violon Neuronal?

Avant la création du Violon Neuronal, j’ai développé pendant plusieurs années le projet artistique Le Violon qui Peint, une démarche explorant les liens entre musique, couleurs, émotions et création visuelle.

Ce projet a constitué le point de départ de mes recherches sur l’imaginaire musical et la perception du son, qui ont progressivement donné naissance au Violon Neuronal.

Découvrir le projet historique Le Violon qui Peint

« Le Violon qui Peint » est longtemps resté le nom de mon activité. Assez éloquent, il dépeignait mon activité assez bien.
Voyant l’impacte positif de mes ateliers de musicothérapie sur les seniors, j’ai donc creusé encore plus le sujet sur les bienfaits de la pratique instrumentale et de l’écoute musicale sur le cerveau et l’être en général en lisant de nombreuses études scientifiques et neuroscientifiques et neuromusicales sur le sujet.
Happy House, une entreprise d’aide aux seniors à domicile, m’avait demandé d’intervenir pour son séminaire professionnel, pour parler des bienfaits de la musique et de la pratique musicale chez les seniors. J’ai donc préparé cette conférence qui est resté l’une de mes conférences phares. J’ai recherché les études scientifiques attestant que la pratique du violon ou d’un instrument de musique était bénéfique pour le cerveau. Incroyable le nombre d’études scientifiques existantes sur le sujet. Sans compter les livres comme ceux d’Emmanuel Bigand, Michel Rochon, Bernard Lechevallier, Paolo Bartolomeo. Des séminaires et des conférences comme à l’ICM sont également abondants sur le sujet.

Ma vision d’activité devenait progressivement plus scientifique, plus neuroscientifique, plus neuronal. Bingo! Le Violon qui Peint deviendra: Le Violon Neuronal.

Je souhaite garder mon public de coeur, les seniors, tout en élargissant à un public plus large. Je m’adresse aux seniors mais aussi aux facilitateurs graphiques, artistes, musiciens, atypiques, familles, entreprises, médiathèques, enseignants, professionnels de soin, étudiants. C’est pourquoi un changement de nom d’activité s’est imposé à moi.

Je fais reposer mon activité sous l’impulsion du violon, des neurosciences, de la musique, du cerveau, de l’imagerie mentale, de l’imagination, de l’art visuel et de la stimulation cognitive. Tout part de la musique qui traverse le cerveau et stimule l’imagination pour arriver au dessin.

La boucle créative est née en même temps que la méthode que j’ai créé : La Pensée Musicale Visuelle®. Une approche nouvelle qui est né de mes expériences professionnelles, artistiques et musicales et qui se base sur les nombreuses données scientifiques. Cette méthode apprend à écouter la musique, en retirer ses images mentales grâce à son ressenti et ses préférences. Puis ces images sont précisées, discutées et traduites en dessin.

Le 2 avril 2026 j’ai donné une conférence au Sommet des décoincés du Crayon qui avait pour titre « Quand la musique dessine dans le cerveau » pour un public de facilitateurs graphiques. À la croisée de la musique et de la facilitation visuelle, cette conférence-atelier a exploré comment l’écoute musicale peut faire émerger des images mentales et nourrir sa créativité. À travers la musique, les participants ont découvert comment le son aide à clarifier les idées, renforcer la lisibilité des dessins et enrichir leur répertoire visuel pour mieux représenter leur pensée.

Cette conférence m’a énormément conforté et encouragé à enseigner et faire découvrir les bienfaits de l’association Musique et Dessin.

Toute mon histoire artistique ayant démarré à partir du violon, je lui donne la primeur dans mon nom d’activité.

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Merci de m’avoir lu et bienvenue sur mon site Le Violon Neuronal

Lydie Moutoumalaya
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